Communiqué CFE-CGC du 8 mai – Arrêt de Sandouville sur décision de justice : incompréhension de la CFE-CGC qui s’inquiète pour le devenir des salaries normands

La décision du tribunal du Havre, basée notamment sur des éléments de forme de procédure dans la consultation des instances locales, risque d’avoir de lourdes conséquences sur les salariés Renault de l’usine de Sandouville à court et moyen terme.

Renault ayant décidé de reprendre progressivement l’activité à compter du 28 avril, les Organisations Syndicales locales ont bien participé en amont à plusieurs reprises à la mise en œuvre des conditions sanitaires définies par les services Santé-Sécurité de l’Entreprise. La CFE-CGC de Sandouville s’est assurée que soient mises en place les meilleurs conditions sanitaires.
Les retours de salariés montrent qu’ils sont rassurés de ce qu’ils constatent sur le site.

La CFE-CGC considère que s’il y a une faiblesse dans la procédure de reprise, ce n’est pas sur le fond mais sur la forme, d’où une incompréhension de sa part.
Les conséquences de la décision de justice peuvent être lourdes :

  • Quid du salaire de l’ensemble des collaborateurs de Sandouville dès lundi ? Ils ne sont plus considérés en activité partielle et ne seront donc plus couverts par l’accord de solidarité qui leur permettait de ne pas perdre d’argent.
  • L’activité de Sandouville va être nécessairement bouleversée par le besoin de livrer les véhicules aux clients coûte que coûte pour qu’ils ne partent pas à la concurrence, au risque de travailler des séances supplémentaires le week-end ou de réduire les congés d’été.

 Les salariés de Sandouville, et les intérimaires du bassin d’emploi, n’avaient pas besoin de ces sombres perspectives et ne demandaient que la reprise du travail. Les conditions sanitaires étaient réunies, il y avait d’autres moyens de sanctionner un hypothétique défaut de forme.