Depuis début mars Renault projette de simultanément :

  • réorganiser les équipes DEA-TM en charge de la maintenance opérationnelle et
  • céder à la société P2M en novembre 2021 , par activation de l’article L1224-1 du code du travail, l’activité des 27 salariés en contrat CDI qui sur les sites de Lardy, d’Aubevoye, de Guyancourt et du Mans pilotent la maintenance des moyens d’essai.

L’usage du L1224-1, qui renie les engagements pris en amont entre les organisations syndicales et la Direction de ne pas recourir à des départs contraints, est ressenti comme une rupture brutale avec la pratique du dialogue social qui avait cours dans notre Groupe.

Car il ne s’agit pas que d’un changement de badge. Ces 27 salariés vont perdre de nombreux avantages sociaux, chiffrés à plusieurs centaines d’euros par mois.

L’expertise du cabinet indépendant Sextant montre que le dossier financier n’est pas solide et que d’autres voies sont possibles si on veut bien les explorer, pour un résultat bien plus profitable à toutes les parties qu’une telle méthode, indigne du Groupe Renault.

Après plusieurs mouvements très suivis démontrant la solidarité des salariés envers leurs 27 collègues, la CFE-CGC en appelle à la raison pour que des réflexions paritaires s’engagent avec les partenaires sociaux afin de trouver des solutions alternatives acceptables pour nos collègues.